Goncourt

Leïla Slimani l’emporte pour son roman “Chanson douce”, paru chez Gallimard.

Les jurés de l’académie Goncourt avaient retenu quatre livres pour leur dernière sélection:
– Catherine Cusset L’Autre qu’on adorait, Gallimard
– Gaël Faye Petit pays, Grasset
– Régis Jauffret Cannibales, Seuil
– Leïla Slimani Chanson douce, Gallimard

 » Chanson douce », Gallimard

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Terrifiant et remarquable roman de Leïla Slimani qui commence par la fin c’est à dire l’assassinat par la gouvernante idéale du bébé et de la petite fille dont elle avait la garde. Roman fascinant de la manipulation et de la duplicité. “D’après une histoire vraie” de Delphine de Vigan avait superbement décrit les mécanismes de l’emprise d’une femme sur une autre. La manipulation ici est poussée à l’extrême jusqu’à l’horreur, “Chanson douce” ou comment accorder sa confiance à un monstre en toute sérénité.

Le jury du Goncourt se compose de Bernard Pivot, président, Paule Constant, Pierre Assouline, Françoise Chandernagor, Didier Decoin, Philippe Claudel, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes et Eric-Emmanuel Schmitt.

Renaudot

C’est donc Yasmina Reza avec “Babylone”, édité par Flammarion, qui succède à Delphine de Vigan, qui avait reçu le Renaudot pour “D’après une histoire vraie”.

Cinq romans avaient été retenus pour la dernière sélection dont deux, “Chanson douce” de Leïla Slimani à qui a été décerné le Goncourt et “Cannibales” de “Régis Jauffret”, livres qui étaient également dans la dernière sélection du Goncourt.
– Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Le Dernier des nôtres, Grasset
– Régis Jauffret, Cannibales, Seuil
– Simon Liberati, California girls, Grasset
– Yasmina Reza Babylone, Flammarion
– Leïla Slimani, Chanson douce chanson douce, Gallimard

“Babylone”, Flammarion

babylone

Nous en avions parlé, en bien, dans notre lettre de septembre. Galerie de portraits en apparence parisienne mais finalement assez universelle, Yasmina Reza plante le décor. Une langue assez classique, qui diffère de celle de “Heureux les heureux”, incisive et directe néanmoins, comme son auteur, une langue qui décrit et fait ressentir et voir en un trait. Le clan familial d’abord, petit et serré, sans que cela soit dit, Elisabeth et sa soeur sont comme apatrides ou plutôt n’ont qu’une patrie, leur cercle familial restreint et clos. Puis le fait divers, banal et qui pourrait être terrifiant, sordide, mais ne l’est pas, vu avec distance et somme toute une certaine froideur. Meurtre à la Simenon mais traité très différemment, ici pas d’identification au personnage central, distance toujours. Roman de l’insatisfaction et de la désillusion, roman contemporain d’une impeccable facture.

Le prix Théophraste Renaudot ou prix Renaudot, est un prix littéraire qui a été créé en 1926 par dix journalistes et critiques littéraires attendant les résultats de la délibération du jury du prix Goncourt. Le jury du prix Renaudot est composé de Christian Giudicelli, Dominique Bona, Franz-Olivier Giesbert, Georges-Olivier Châteaureynaud, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Jean-Noël Pancrazi, Louis Gardel, Patrick Besson, Jérôme Garcin, et Frédéric Beigbeder.

Femina

Le prix Femina 2016 a été décerné le 25 octobre à Marcus Malte, pour “Le garçon”, (Zulma).

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Marcus Malte est bien connu des amateurs de romans policiers pour ses romans noirs. «Le Garçon», est d’une tout autre veine.

Récit d’un enfant sans nom et sans voix qui se passe au début du XIXème siècle, Marcus Malte, dans ce long roman, décrit le dur apprentissage de la vie pour ce garçon, l’expérience de la guerre et d’autres épreuves et rencontres de personnages simples et extraordinaires. Une histoire finalement universelle dans laquelle chacun y trouvera un peu de soi.

Le jury du Femina, exclusivement féminin, comporte douze membres, dont les romancières Virginie Despentes et Évelyne Bloch-Dano, qui siègent aux cotés de Camille Laurens, Diane de Margerie, Paula Jacques, Danielle Sallenave et Chantal Thomas.

Académie Française

Le grand prix de l’Académie française 2016 a été décerné à Adélaïde de Clermont-Tonnerre, pour “Le dernier des nôtres”, (Grasset).

“Le dernier des nôtres”, Grasset

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Choix un peu surprenant pour un livre somme toute assez tiède. Une normalienne qui écrit bien a certes de quoi plaire à nos académiciens.

L’histoire qu’elle raconte a tous les éléments d’un roman d’aventure qui aurait pu séduire, 1945 l’allemagne au jour de la défaite, criminels nazis, enfant adopté puis Manhattan dans les années soixante dix. Mais trop de clichés et le manque de profondeur des personnages font que l’on accroche pas vraiment.

L’an dernier, deux auteurs avaient été choisis ex aequo par l’Académie française, Hédi Kaddour pour son livre “Les prépondérants “ et Boualem Sansal pour “2084”.

Médicis

Le Prix Médicis 2016 a été attribué le 2 novembre à Ivan Jablonka, pour son récit-enquête , “Laetitia ou la fin des hommes”, (Seuil).

Jablonka était en compétition avec six autres romans et a obtenu finalement le prix au dernier tour au détriment de « Tropique de la violence » de Nathacha Appanah, (Gallimard).

« J’ai une pensée pour Laetitia, pour sa soeur Jessica et pour tous leurs proches », a commenté l’écrivain en saluant un « extraordinaire honneur ».

“Læticia ou la fin des hommes”, Seuil

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Récit qui rappelle deux livres de l’an dernier consacré à Pauline Dubuisson, l’histoire est cette fois consacrée à la victime.

Portrait de Laëtitia Perrais, jeune femme de 18 ans, violée, assassinée près de Pornic (Loire-Atlantique) en janvier 2011, Jablonka, qui s’identifie, comme Flaubert, à son personnage, parle de façon réaliste et très critique de la France d’aujourd’hui.

Le jury du Prix Médicis est composé d’Emmanuèle Bernheim, Michel Braudeau, Dominique Fernandez (de L’ Académie Française), Anne F. Garréta, Patrick Grainville, Frédéric Mitterrand, Christine de Rivoyre, Alain Veinstein et Anne Wiazemski.

Prix Gulli, Prix littéraire pour la jeunesse

Le cinquième prix Gulli du roman a été remis jeudi 29 septembre par la chaîne de télévision jeunesse à Pascal Prévot, auteur de “Théo, chasseur de baignoires en Laponie”, paru en juin 2016 au Rouergue.

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Marie Desplechin a été choisie comme marraine de la 5e édition du prix Gulli du roman, qui distingue un ouvrage destiné aux 8-14 ans. Le jury est présidé par Michèle Reiser.