Cycle Alain Delon – Avec près d’une centaine de films, Alain Delon aura tourné avec les plus grands réalisateurs et parmi eux Joseph Losey et bien sûr Jean-Pierre Melville qui ont su donner à Delon des rôles qui l’ont fait entrer dans la légende du cinéma. Dans M. Klein, Losey montre un Delon, sombre, énigmatique d’une intense présence, au meilleur de lui même. Dans Le cercle rouge, Melville, dont la dureté lors des tournages est légendaire, impose à Delon une sobriété de jeu qui donne toute sa force à ce chef d’oeuvre dans lequel le jeu des acteurs, entre Montand, Gian Maria Volonte et Bourvil est un miracle d’équilibre.

Ces films sont présentés au cinéma Het Ketelhuis, Westergasfabriek, Pazzanistraat 4, Amsterdam, www.ketelhuis.nl/specials/cinematheque-francaise

Programme :

M. Klein, Joseph Losey (1976)

Mardi 15 janvier 18:45 heures

Mardi 22 janvier 14:45 heures

Mardi 29 janvier 18:45 heures

« Avec l’histoire de ce trafiquant d’art qui fait affaire en utilisant les biens spoliés et devient victime d’une erreur d’identité (il est pris pour un juif), Losey signait un suspense glacé, métaphysique et historique. Il offrait surtout à Alain Delon l’un de ses plus grands rôles. Klein est d’ailleurs le chant du cygne de la star. Le film où l’on voit, pour la dernière fois, qu’il est cet immense acteur astral, un comédien qui ne joue pas, mais exécute, suggère, incarne. Dans sa filmographie, Klein est le cousin de Tancrède l’aristo du Guépard, le frère maudit de Rocco ou le jumeau du Samouraï, un homme trompé de l’histoire qui permet à Delon de faire briller sa splendide et sauvage énigme. Réflexion sur la folie et la dépossession de soi, analyse des méandres de l’État policier, M. Klein est du sur-mesure pour la star qui porte son rôle comme un masque de terre et s’interroge constamment sur son identité. Troublant. (Dominique Besnehard, Place au cinéma, France 5) »

Le cercle rouge, Jean-Pierre Melville (1970)

Mardi 5 février 18:45 heures

Mardi 12 février 14:45 heures

Un truand marseillais, un détenu en cavale et un ancien policier mettent au point le hold-up du siècle. Le commissaire Mattei, de la brigade criminelle, leur tend une souricière. (Résumé Allociné)

« Çakyamuni le Solitaire, dit Sidarta Gautama le Sage, dit le Bouddah, se saisit d’un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit :
« Quand des hommes, même s’ils l’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge.» »

RAMA KRISHNA (Carton d’ouverture du film)

Ces deux films nous sont gracieusement prêtés par L’Institut français 

Rocco et ses frères, Luchino Visconti (1960)

Mardi 5 mars 19:30 heures

Mardi 19 mars 13:00 heures

Attention, il s’agit de la version complète et originale qui dure près de trois heures.

Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l’Italie du Sud pour Milan où vit déjà l’aîné Vincenzo. Chacun tente de s’en sortir à sa façon. Mais l’harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d’une jeune prostituée, Nadia. (Résumé Allociné)

Tout a été dit et redit sur ce monument du cinéma. Un Delon angélique, habité par la grâce, Annie Girardot, belle, intelligente et sensuelle, des plans inoubliables, alors que beaucoup de films de cette période dite néoréaliste ont mal vieilli, Rocco et ses frères est intemporel et conserve toute sa puissance évocatrice. La pauvreté, les conflits sociaux, la misère morale, même si elles touchent d’autres couches de la société italienne d’aujourd’hui, est plus que jamais d’actualité.

« Rocco et ses frères est l’un des films en noir et blanc les plus somptueux que j’aie jamais vus » Martin Scorsese